1 juil. 2017

Quand tu veux pas lire un livre normal - Illuminae T1


 Couverture du livre Illuminae




Auteurs : Amie Kaufman & Jay Kristoff
Edition : Casterman

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…”











Vous avez lu le titre? Bien sûr que vous avez lu le titre (j’espère du moins sinon je vous frite), et là en voyant la pitite photo de cet objet vous vous dites “Hé wesh, la meuf elle nous ment c’est un livre normal et tout woa la meuf woaaaaaa on va lui casser la gueule”. En effet, le bestiau paraît tout à fait normal sous cet angle, mais QUE NENNI !

Cependant, avant de vous en dire plus, je tiens à faire un petit disclaimer, je vous vois clairement arriver avec le “Illuminae”NON CE N’EST PAS UN LIVRE ILLUMINATI, QUI PARLE D’ILLUMINATI, Y’A RIEN A VOIR ALORS BARREZ VOUS AVEC VOS HYPOTHESES. Voilà. Merci. Et hop, au passage, prout. Tiens. Bim.

Revenons à nos moutons si vous le voulez bien et de toute façon… Bah vous avez pas le choix en fait.
Ce livre n’est donc pas tout à fait un livre comme les autres, du moins il ne se lit pas comme un véritable roman.



Une des pages d'illuminae
En effet, il se présente sous la forme d’un dossier (d’où son titre, dossier Alexander truc), plus ou moins rédigé en fonction des parties. Donc là, je vous ai pris en photo des parties un peu plus imagées mais sachez qu’il y a quand même de la lecture hein, c’est pas que des images donc vous allez pas vous faire chier. La démarche en est rendu plus qu'intéressante, ça change vraiment de lire quelque chose de ce genre et c’est en parti pour ça que j’ai fait chier tout le monde pour l’avoir. Par contre, le seul bémol que j’ai pu trouver au niveau de cette mise en page, c’est que y’a beaucoup de pages qui servent à rien parfois. Evidemment, ça doit être un parti pris des auteurs d’avoir mis des pages très très vides où y’a rien mais bon, j’ai trouvé que ça servait pas à grand chose, si encore y’avait des trucs intéressants dessus, mais non, à part gâcher des arbres ça servait à rien.


Si vous avez lu le résumé, vous avez compris que c’est une histoire d’amour avant tout, parce que bon “quand Kady quitte Ezra” blablabla, ça pue l’amour à 5 km, et vous savez comme je kiffe les trucs comme ça. Alors en réalité, elle m’a pas si dérangé que ça puisque j’étais à fond dans l’histoire, une histoire de course poursuite entre vaisseaux, avec un virus et une IA un peu perchée, mais en y réfléchissant bien, l’histoire d’amour peut paraître un peu bateau (comme beaucoup d’histoires d’amour en fait) alors attention à vous âmes égarées qui êtes friands de trucs à l’eau de rose.
Une des pages d'illuminae
Pour le coup, l’histoire principale m’a beaucoup plu, d’habitude j’aime pas trop les trucs qui se passent dans l’espace, mais là c’est super bien passé. On a de l’humour, un peu de gore et des retournements de situation, c’est plutôt pas mal.
Cependant, je me pose une question depuis que j’ai fini ce livre… Ai-je aimé pour l’histoire? Ou simplement car la mise en page était plutôt cool? En fait, je pense même que si y'aurait pas eu cette démarche originale, j’aurais pas aimé. Mais c’est ce qui fait la force de ce livre, j’ai trouvé que ça rajoutait du dynamisme à la lecture, on se faisait pas chier, c’était vraiment bien tourné, on avait un regard omniscient grâce aux différentes parties du dossier. On savait tout de tout le monde (enfin presque gnarkgnark).

Cependant, j’ai trouvé que certaines scènes étaient quand même un peu exagérés, dans le sens où, tu vas peut être mourir dans 5 minutes, tu vas pas commencer à sortir des blagues de merdes ou autre chose. Ca rendait le truc un peu moins réaliste, c’était dommage. A part ça, les personnages sont bien construits, ils sont rendus vivants par leurs émotions et leurs réactions, même si y’en a ils sont quand même un peu cheatés on va pas se le cacher.

Malgré quelques défauts, ce livre est plutôt agréable à lire, alors lancez vous, son prix n’est vraiment pas abusif en comparaison de son contenu (18€ je crois, le prix d’un gros livre normal). Vous dire plus sur ce livre, ça serait vous spoiler, alors je m'arrête là, vous aurez compris l'idée dominante : on ne lit pas ce livre pour l'histoire, mais pour sa démarche de mise en page.




22 juin 2017

School Days - La bonne petite... Romance ?

Après plusieurs mois de recherches intensives, suivis de nombreuses tentatives désespérées pour trouver le moyen de faire monter SpringRoll au sommet de la famegame, j’ai enfin trouvé LE nouveau format qui va révolutionner le monde de l’écriture.  

     En fait non, je n’avais juste plus le temps d’écrire. LOL. Mais j’ai quand même un nouveau format, parce-que voilà sinon on ne s’amuse plus à force de toujours faire la même connerie, ne plaît-il point ? Bien évidemment qu’il plaît-il. L’anime qui va suivre va être le parfait cobaye pour ce tout nouveau genre d’écriture qui n'est pas si nouveau que ça, et maintenant ÇA VA SPOIL YA QUOI. J’introduirai une partie spoil, et je préviendrai EN GRAS ET EN GROS le début de cette dernière, ne vous inquiétez pas.

School Days


School Days
est un anime qui date de 10 ans, pour les pas doués des mathématiques, il y a 10 ans on était en 1984. Croyez mon calcul, j’ai fait prépa, lol. Il en existe une version visual novel (sous forme de jeu) et une version manga papier. La vieillesse de cet anime se fait légèrement ressentir, surtout sur le point de la qualité graphique et du character design (chara design pour les intimes, CD pour… bah pour personne). Cependant il est tout à fait possible de le visionner sans avoir à vomir des yeux de nos jours, pour vous dire, c’était tellement pas super moche que j’en ai eu une érection pendant 42 secondes. 42, comme la réponse à l’univers. Ma bite est la répon… Bon OK j’arrête.
    Si je devais piocher parmi les nombreux genres existants je dirais… romance, amitié, hmmm tranche de vie ? Et une pointe de comédie, Audrey va encore me traiter de fragile parce qu’il faut savoir que je me nourris de Slice Of Life en ce moment (NEW GAME J’ATTENDS TA SAISON 2, LOVE). Du coup vu qu’on part sur une bonne petite romance tranche de vie, autant commencer par introduire les personnages ne croyez-vous pas.

    Sur l’image ci-dessus, on nous présente 5 personnages féminins et je vous le dis tout de suite : sur les 5 il y en a 3 dont on s’en BAT les couilles. Bon OK, 2 et demi. Il y aura tout au long de School Days une compétition amoureuse entre Sekai Saionji, qui est celle avec la bouteille de… jus d’orange à la main en premier plan, et Kotonoha Katsura qui est la bolosse qui ne sait pas ouvrir un paquet de chips derrière. Et le dernier demi c’est qui ? C’est Setsuna Kiyoura, celle qu’est pas contente derrière Sekai mais elle se barre à un moment du coup c’est pour ça que voilà, balec frr.
    Et là, vous vous demandez où est la romance là-dedans, il n’y a que des filles. Hé ben c’est parce-que C’EST UN PUTAIN DE YURI MON GARS, NON JE RIGOLE (Yuri c’est un manga/anime lesbien). Le dernier membre de ce triangle amoureux n’est personne d’autre que Makoto Itou, un jeune lycéen un peu débile, même “un peu” beaucoup débile en fait, qui n’a jamais eu de chance en amour. Ce dernier flashera sur Kotonoha, fille très timide, beaucoup, beaucoup TROP timide mais qui a des gros seins donc ça passe.  





  Halala le fan service… Il se fera finalement aider par Sekai, à la personnalité quasi totalement opposée à celle de sa rivale qui, en fait, l’aime aussi (c’était un peu du spoil mais si tu ne le remarques pas dès l’épisode 2 t’es nul #Clelia). Je ne vous montre pas d’image de Makoto, finalement c’est un personnage lambda ressemblant à un figurant d’un tout autre animé. Bon bah, voilà c’est à peu près ça.

    Est-ce que je me suis réellement noyé dans le slice of life au point de tomber sur un anime au scénario aussi pauvre. Oui, mais pas tout seul, on m’en a parlé et on m’a dit une chose : ta gueule et regarde la fin. Et effectivement, la fin vaut toute la souffrance de l’attente. Enfin… c’est quand même 9 épisodes d’attentes, 9, sur DOUZE. Donc si la patience te fait défaut, je peux comprendre que tu puisses te barrer au 4ème épisode sinon tu fais comme moi, tu prends ta main, ta souris, barre de recherche, tu tapes pornh… non c’est pas ça. Tu prends ta main, ta souris, et tu défiles minute par minute et t’arrêtant quand tu juges que le moment est intéressant. It worked #BenApproved.
    Il y a quand même un petit quelque chose qui change de la romance d’animé classique : au lieu de se retrouver avec deux (ou plus) personnages qui vont simplement apprendre à s’aimer tout en restant les mêmes du début jusqu’à la fin, les personnages de School days subissent une réelle évolution qui ne concernera pas que leurs vies amoureuses et ce jusqu’à leur mort, c’est pas moi qui dit c’est l’anime.

    Au final, School days c’est quoi ? Finalement, School Days ce n’est qu’une fin, mais une bonne fin. Si vous vous intéressez à ce genre, ne soyez pas surpris de voir ce nom apparaître un peu partout, parce-que, même si il y a 9 épisodes assez abrutissants, capables de ramollir votre cerveau jusqu’à le faire sortir de vos tétons, sachez que

    vous n’êtes pas prêt.       

C’EST GRAS ET C’EST GROS (ça veut dire que c’est du spoil)
School Days

    OK donc t’as accepté de te faire spoil, OK je vois que t’as pas les COUILLES de te faire violer ta patience pendant 9 épisodes, pourtant je l’ai fait et ma patience va très bien aujourd’hui.

    Certes, School Days est une romance, un triangle amoureux, *AHEM* pardon, une tripyramide à base tetrahexagonale amoureux (cherchez pas ça n’existe pas) et même une petite comédie/ecchi. Et avec ça vous avez vraiment cru qu’on pouvait avoir de bonnes fins ? Oui on le peut, mais plus haut quand je disais “Si vous vous intéressez à ce genre” je ne parlais pas de simples bisous, ça serait trop facile, je parle d’un genre psychodramatique, sentimentalement horrible et moralement choquant, surtout pour les jeunes regardant ça, ne se doutant de rien à cause de ces 9 longs épisodes de bisounours, et ça peut toucher tout le monde.

    Personnellement, on m’a dit “regarde le, la fin est vraiment bien” et clairement je ne m’attendais pas à que ça se termine à l’eau de rose, ça devait se finir comme ça. Mais mais mais. Il y a dix ans, quand School Days était diffusé à la télévision japonaise et sur les simulcasts (si c’était des simulcasts à l’époque) du reste du monde, épisode par épisode, cette fin qui était inconnue avait complètement le potentiel de marquer au fer rouge une très large population de téléspectateur.
    Vous vous demandez pourquoi je classe tout ça dans du spoil ? Bah c’est plus drôle de le regarder sans rien savoir là-dessus, imbécile va. Si je l’avais regardé pour le fun sans aucune le concernant dessus je pense qu’il m’aurait bien plus marqué. C’était comme Your Name, j’ai vu tellement d’avis sur ce film parce qu’il est sorti TROP TARD en France que je m’attendais à trop de trucs et quand je l’ai vu une première fois, bah voilà quoi. Bon ça ne m’a pas empêché de le voir 3 fois (peut-être plus dans le futur) parce-que finalement c’est un excellent film, mais je ne suis pas là pour en parler.

    Et du coup, Ben, la fin c’est quoi ? Ha tu veux vraiment aller jusque-là ? Bon bah j’introduis un nouveau spoil alert alors.

SPOIOIOIOIOIOOIIIL

18 mai 2017

Quand une série devient coup de cœur - Tunnels II


Couverture du roman tunnels t2




Auteurs : Roderick Gordon & Brian Williams
Editions : Michel LAFON

L'aventure Tunnels est loin d'être terminée pour le jeune archéologue Will Burrows. Alors qu'il est toujours à la recherche de son père, Will s'enfonce de plus en plus dans les profondeurs souterraines. Et comme si les choses n'étaient pas assez compliquées, il fait la découverte d'un complot des Styx qui pourrait avoir de terribles conséquences pour le monde d'en haut. Sa sœur n'en a décidément pas encore fini avec lui…”







Je vous avais déjà dit que j’avais beaucoup aimé le tome 1. Du coup, ni une ni deux (jamais compris cette expression), j’ai sauvagement sauté sur le deuxième tome pour voir ce qu’il avait dans le bide. Et bah j’ai kiffé ma mère les gars. Et vous aussi vous allez kiffer votre mère.


J’avais déjà parlé du taux de maturité dans le premier volet qui est assez haut. Et bah là, accrochez vos estomacs, c’est encore pire. Y’a des trucs vachement glauques clairement, à certains moment je poussais des “AH” à la Denis Brogniart (mais si, vous avez la référence…). Moi j’aime bien quand c’est glauque alors je me plaignais pas. C’est pas non plus du lvl des tortures moyenne âgeuses non plus hein, qu’on se le dise, mais pour une lecture qui se trouve dans le rayon jeunesse, bah c’est plutôt pas mal. Après tout faut les forger nos enfants. Pis de toute façon, *prends sa voix de mamie* les jeunes d'aujourd’hui on peut pas les choquer avec L’INTERNET.


De plus, on suit un personnage de plus que dans le premier tome, on suit donc 3 personnages au fil des chapitres. L’arrivée du nouveau personnage m’a beaucoup plus, il était déjà introduit vite fait dans le premier livre. En plus, on ne se perd pas du tout entre les différentes scènes, c’est très clair.
Les personnages sont toujours les mêmes, leurs caractères n’ont pas changé, on s’y attache toujours autant. Il y a quelques personnages nouveaux plutôt badass, perso je trouve qu’ils s’adaptent très bien à l’histoire. J’ai toujours peur du rajout de personnages, qu’ils soient trop transparents, inutiles et qu’au finale ils ne servent à rien, ils étaient juste là pour décorer. Néanmoins, ici ce n’est pas le cas et c’est carrément cool.


L’univers est encore plus développé, on y apprend plein de trucs, des trucs inventés, des trucs qui s’inspirent de la vie réelle… Franchement, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de cet univers, c’est à la fois sombre, déroutant et original. Cet univers est affiné par une description plus précise, plus poussée, du moins j’ai l’impression. Et moi, j’aimeuh bien les descriptions, j’aime quand on m’explique et qu’on m’apprend des choses, owi owi donnez moi des informations.


Ce que je préfère dans un livre, c’est le sentiment que tu peux éprouver quand il te happe, qu’il t’absorbe entièrement parce qu’il est plutôt bien écrit, que l’histoire est super ou qu’il est rempli de rebondissements. Ce livre (et je pense que je peux dès à présent parler de la série entière) regroupe tout ça. Les auteurs font vivre des choses à leurs personnages, qui eux ont des réactions tellement naturelles, tellement réelles que t’a l’impression qu’ils vont sortir du livre et te faire vivre l’aventure aussi. Il se peut que je sur-estime cette série c’est vrai, mais je la trouve vraiment bien. Et toc.


Sans mentir, je crois qu’à presque chaque fin de chapitres y’a une couille qui arrive, un rebondissement, du coup ça force le lecteur à continuer et à essayer de trouver un moment à peu près calme pour s’arrêter, mais y’en a quasiment PAS. Ce livre m’a volé mon âme et accessoirement mon temps (mais ça c’est pas grave J’EN AI JAMAIS EU AHAHAHAAHHAH...AH...ah...bouhouhou…).


Je suis content

20 avr. 2017

Êtes-vous claustrophobe? - Tunnels T1


Première de couverture du roman tunnels t1




Auteurs : Roderick Gordon & Brian Williams
Editions : Michel LAFON


“Will Burrows, un jeune garçon de quatorze ans, vit à Londres avec sa famille. Mais lui et les siens ont peu de choses en commun. Il partage cependant une passion avec son père : ensemble, ils adorent creuser des tunnels. Lorsque Mr Burrows disparaît brutalement au fond d'une galerie inconnue, Will décide de mener l'enquête avec l'aide de son ami Chester.
C'est ainsi que nos deux héros se retrouvent bientôt dans les lointaines profondeurs de la terre. Là les attend un terrible et sombre secret qui pourrait bien leur coûter la vie.
Creusez le mystère !”




Ce livre est une bonne surprise, tellement bonne que je me suis empressée de chercher le reste des tomes en occasion (#radine). Ca fait des années que ce livre est dans ma PAL, je crois que je l’ai eu dès sa sortie genre 2008, j’avais donc… 11 ans ! Les pages sont jaunes, il est moche et tout kaputt mais mon dieu, maintenant je me demande pourquoi je ne l’ai pas commencé avant.


On suit donc un jeune homme du nom de William Burrows qui habite chez ses parents avec sa soeur, parents un peu dérangés vu que sa mère est scotché à sa télé et que son père a une passion très étrange, qu’il partage d’ailleurs avec son fils : creuser des tunnels. Ca doit être pour ça qu’en 2008 j’avais pas vraiment envie de commencer, je vous avoue que quand on me dit “wallah tu vas lire un livre où y’a des gens ils aiment creuser des tunnels”, bah ça me donne pas forcément envie de me lancer tu vois (Pardon à tous ceux qui aiment creuser des tunnels, je respecte votre kiffe quand même). Mais bon, j’avais envie d’un roman jeunesse qui va vite à lire alors j’ai pris mes couilles et je me suis lancé (comment ça j’en ai pas? Depuis que j’ai repris LOL, y’en a qui commencent à pousser).


Et là, BAM. La Audrey (représente la Lorraine), elle a vu la vie. Franchement, je m’attendais à un truc un peu bateau, du genre “wallah on creuse des tunnels, wallah papa est tombé, wallah je vais le chercher, wallah je l’ai récupérer on peut partir parce que y’a des méchants ils sont là”, mais c’est encore mieux que ça les gars ! Y’a toute une histoire derrière l’histoire (histoireception) et je trouve qu’elle est carrément méga sombre pour du jeunesse, pas que nos enfants doivent être dorlotés dans un monde tout rose non, mais… Quand même, je trouvais ça plutôt mature d’aborder certains sujets importants, j'aurai jamais cru d'ailleurs. On a quand même un drame familial dedans (qui sera précisé dans le tome 2 de façon HARRRRDCORE) et un drame sociétaire (cépakomçakondi?). Et c’est ça que j’ai aimé, l’univers que les auteurs installent dans ce livre rend la lecture vraiment agréable et ça change de tous les univers parallèles où règnent la magie avec des fées et des machins. Wallah j’ai kiffé ma mère.


On trouve aussi pas mal de rebondissements qui nous foutent un peu en mode “wtf kécécé”, mais y’en a un les gars, y’en a un j’ai pas compris (et en plus je sais même pas si on peut appeler ça un rebondissement). Alors autant le livre m’a vraiment plu, autant là, c’était le moment le plus wtf de ma vie de lectrice et du coup j’ai trouvé que c’était un point négatif.
Imaginez, votre mère souhaite vous parler, à vous et votre soeur, d’une chose importante, sachant que votre père est porté disparu. Que veut-elle vous dire à votre avis?

Il faut qu’on emmerde à fond la police pour qu’ils intensifient la recherche et qu’on se serre les coudes?
Il faut qu’on parte nous même à sa recherche?

QUE NENNI

“wallah, je vais en cure, on va tout vendre, y compris la maison et c’est ta soeur qui s’en occupe parce que moi j’en ai ma claque je me casse salut”


NON CE N’EST PAS COMME CA QUE LA VIE CA MARCHE NON NON



Je suis très content
Plus sérieusement (parce qu’ici vous l’aurez compris, c’est un blog très sérieux on est pas là pour enfiler des perles), ce roman est vraiment cool. Les personnages sont assez attachants, l’univers est bien pensé, on a même du vocabulaire qui fait des références assez bien faites (genre les Styx et je n’en dis pas plus HIHIHI) et,  même si au début j’ai eu un peu de mal à me lancer parce qu’il peut paraître un peu lent, honnêtement il faut passer outre parce que le reste est génial.


13 avr. 2017

Le retour de l'exorciste bleu : Ao No Exorcist - Kyoto Fujô-Ô Arc

Ao no Exorcist
Bah, elle est où l’introduction classique ? Bah je sais pas j’ai le droit de changer LAISSEZ MOI, LEAVE BRITNEY ALONE. Non en vrai je savais pas quoi mettre.

    “Alors que Rin apprend lentement à contrôler ses pouvoirs sous l'oeil vigilant de Shura et Yukio, un problème majeur survient : l'oeil gauche du Fujô-Ô a été dérobé ! Le groupe se rend donc à Kyôto où se trouve l'oeil droit, car de nombreux indices laissent penser qu'il est également visé par le voleur.” - Nautiljon

    Qui est Jujô-Ô ? C’est… le Roi immonde ? Merci la traduction française. Alors on vous lâche des noms comme ça mais faut juste savoir que Rin est le personnage principal le reste osef. Sauf ptetre Shura parce-que…

Ao no exorcist
J’ai déjà rapidement parlé d’Ao No Exorcist Kyoto Fujô-Ô Arc dans ma liste d’animes de la saison d’hiver 2017, c’est en fait la suite directe d’Ao no Exorcist sans compter tous les HS de sa version originale en manga papier. Il a fallu SIX ANS pour que A-1 pictures nous lâche une suite en version animée parce-que oui, la première saison est sortie en 2011. Vous êtes mignons avec l’attaque des titans qui ne donnait pas de nouvelles depuis 2013/2014. En plus on nous donne 12 épisodes contre les 25 de sa première parution… enfin, tant mieux.

    Ne vous attendez pas à un éloge, moi qui avait apprécié la première saison, la deuxième m’a clairement refroidi. C’est un peu con de sortir une suite 6 ans après, en particulier pour la raison suivante : à la première parution d’Ao No Exorcist, bah on était 6 ans plus jeunes, nos critères ainsi que nos goûts évoluent et nous lâcher ça en 2017, sans améliorations graphiques, avec les mêmes personnages qui… houlala… pas maintenant calme toi, et une histoire bateau qui ne mène à rien, bah pour être gentil je vais dire que c’est pas très malin hein, pas très lapin malin tout ça.

    Tout de suite, c’est pas du SAO t’aimes pas c’est ça hein.

    Et j’ai toujours pas vu le film, PUTAIN. Pour résumer la saison une, le héros, Rin, prend connaissance de ses pouvoirs, ne sait pas les contrôler, se fait des amis et nique finalement un grand méchant. Bon, dans la deuxième, un gros démon qui a fait des centaines de milliers de victimes dans la passé menace de se réveiller et… la meilleure idée est d’envoyer un groupe d’apprentis exorcistes, pourquoi pas, c’est un concept. Au final, le roi immonde (j’y peux rien c’est la traduction) se réveille, Rin le défait grâce au pouvoir de l’amitié, fin. Fin ? Bah non parce qu’il y a quelque chose qu’on nous cache depuis la fin de la première saison et ils s’amusent à nous le rappeler aux derniers épisodes en mode “lol c la fin on vs bz”. Et c’est pour ça que j’ai dit que c’est une histoire bateau, parce-que pendant 12 épisodes il se passe des choses (pas des tas de choses, juste des choses) et on nous lâche un truc à la fin qui nous dit “alors c’était comment les 12 épisodes ? mdr”. MAIS BON, l’histoire on aime on on n’aime pas, à vous d’en juger, par contre les personnages, parlons-en.

Ao no exorcist
Au milieu, c’est Rin, autour ? RIEN, NUL, INUTIL, NADA, du moins dans la deuxième saison. Nan mais vous pensez que j’exagère ? Ouais peut-être un petit peu… il y en a deux qui jouent un TOUT PITI PITI rôle. Vous voyez les deux meufs et les deux mecs aux extrémités ? Bah c’est bien parce-que tout ce que vous allez faire, c’est les voir. Ha si pardon, ils sont là pour pleurer et s’énerver et être les amis des Rin, oui pardon. Ha c’est déjà beaucoup hein… beaucoup trop même parce-que si on enlevait les scènes qui leurs sont dédiés, bah l’anime aurait duré un épisode de moins et absolument rien n’aurait changé. Bon, le mec à la crête de gauche a un petit rôle, son papa il est fort, et vu que c’est son successeur il devient fort et va utiliser un pouvoir qui va aider Rin à la fin, et encore… sinon tout comme les autres tout ce qu’il fait c’est pleurer et s’énerver encore plus que les autres, lui son prénom c’est la colère. Alors petit spoil, son père se fait transpercer la gorge et est encore en vie, tu me dis quelle doliprane tu prends, le 500 ou le 1000mg mais j’veux savoir. A droite de Rin, c’est Yukio son frère, et là vous vous dites “bah c’est son frère il va forcément servir à quelque chose”. Dans la première saison peut-être, dans la deuxième… il a deux rôles : crier sur son frère parce qu’il ne fait pas ce qu’il veut qu’il fasse MÊME S’IL A SAUVÉ LE MONDE et se battre contre le vrai méchant (qui n’est pas le roi immonde), mais juste se battre IL NE LE TUE MÊME PAS. Ouais… niveau utilité ça ne vole pas très haut non plus.



    Le méchant parlons-en. C’est simple, on ne sait pas qui c’est, on ne connaît pas ses intentions juste qu’il veut réveiller le roi immonde. Voilà, merci l’antagoniste complètement random, qu’il meurt ou qu’il reste en vie, on s’en fiche parce qu’on ne sait pas qui il est, on n’a pas de quoi s’accrocher au personnage. Il est balèze, il est méchant, il… c’est tout. Et le héros, Rin, c’est pas forcément mieux. C’est un peu le héros “classique”, il est un peu bête, il est d’abord nul puis devient fort grâce au pouvoir de l'amitié, il bat un gros méchant et tout le monde est content (enfin c’est pas tellement ça à la fin de la première saison).

    Bon et sinon, niveau dessin et animation, c’est pas dégueulasse, mais de nos jours il y a bien mieux.

    Ao No Exorcist - Kyoto Fujô-Ô Arc, la partie d’Ao No Exorcist qui aurait sûrement dû rester en version papier qui est peut-être très bien. Conclusion : 6 ans c’est un peu trop pour une suite, c’est tout.